Édito

Édito

"RE-FORMER pour TRANS-FORMER"

Ou comment réinventer un système de formation à la hauteur des enjeux sociétaux et économiques qui lui sont assignés ?

La Loi n° 2014-288 du 5 mars 2014 relative à la formation professionnelle, à l'emploi et à la démocratie sociale vient d'être adoptée. Son objet vise une véritable transformation de la formation tout au long de la vie professionnelle. Même si nous sommes en attente de plusieurs dizaines de décrets qui devraient paraître avant l’été, le succès de la gouvernance et des dispositifs nouveaux dépendra avant tout de la capacité d’appropriation, d’anticipation, voire de créativité de chacun des acteurs (branches professionnelles, entreprises et OPCA, …) au plus tôt !

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Réforme de la formation professionnelle, quelles évolutions dans le paysage de la certification professionnelle ?
 

Le système de certification professionnelle poursuit son évolution à grands pas. La loi du 5 mars 2014 l’a largement impacté dans la mesure où le financement de la formation professionnelle est étroitement lié à l’acquisition d’une certification professionnelle (diplômes, titres et CQP), d’une certification recensée à l’inventaire ou d’un bloc de compétences.  George ASSERAF, Président de la Commission Nationale de la Certification professionnelle (CNCP) est interviewé par Saïma KADRI, Directrice d’EssKa Consultants, pour nous livrer son point de vue sur les évolutions en cours.

EssKa : Quelles sont les incidences marquantes de la réforme de 2014 sur la certification professionnelle ?

George ASSERAF : La loi de 2014 met un accent très fort sur la notion de certification professionnelle en construisant notamment des liens supplémentaires entre financement et certification ; les liens existaient déjà mais aujourd’hui, on va plus loin. Derrière ce renforcement, c'est la recherche d'une plus grande visibilité par les acteurs du marché du travail des compétences acquises. C'est aussi la volonté d'établir plus profondément la construction de signaux sociaux de la qualification conformément à l'accord des Partenaires sociaux visant à favoriser la progression de la qualification de chaque actif d'au moins un niveau tout au long de sa vie professionnelle.

Sur un plan plus technique, la loi met l'accent sur la logique d’acquisition de compétences ce qui est de nature à faire évoluer les approches traditionnelles de la formation assises sur des savoirs. Dorénavant, l’accent est mis sur les finalités des savoirs en termes d'usages et c’est réellement une étape supplémentaire dans l’évolution de la culture en matière de formation professionnelle.

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Nos dernières infos


Xavier Royer à propos de la réforme

Quelques mois après l’adoption de la Loi n° 2014-288 du 5 mars 2014 relative à laformation professionnelle, à l'emploi et à la démocratie sociale, Xavier ROYER, Co-animateur du Comité Observatoires et Certifications (COC) du COPANEF est interviewé par Saïma KADRI, Directrice d’EssKa Consultants, pour nous livrer son point de vue sur cette petite révolution, en particulier concernant les nouveaux enjeux liés à la certification.

SK : Réforme indéniablement importante, il y a les modifications apparentes avec la mise en place de nouveaux dispositifs tel le compte personnel de formation (CFP), mais n’y a- t-il pas également un changement de fond ?

Xavier Royer : Oui, absolument ! Je serais même tenté de dire : de fond et de fonds. Plus sérieusement, cette loi – basée sur l’ANI de décembre 2013 - est importante, c’est une petite révolution. Au-delà de nouveaux dispositifs importants tels que le CEP ou le CPF, elle réforme en profondeur le financement de la formation, en faisant passer d’une obligation de financer à une obligation de faire.

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Interview de Monsieur Jean BURTIN, Président d'Offices de Tourisme de France

EssKa consultants (EssKa) : Le secteur a beaucoup bougé depuis 20 ans ! Selon vous, quelles sont les étapes marquantes de cette évolution ?

Jean BURTIN, Président (JB) : C’est le moins que l’on puisse dire !!!

La question du numérique constitue l’évolution la plus visible, cependant dès 2009, lors de notre congrès, nous avons, en premier lieu, créé une Commission Prospective qui a justement ouvert une voie nouvelle : l’office du tourisme du futur !

Puis en 2011, et dans son rôle de tête de réseau, Offices de Tourisme de France a engagé une grande réflexion prospective pour imaginer cet office de tourisme « du futur » au regard des mutations qui se font jour. Elles viennent bouleverser en profondeur les métiers et les pratiques des offices de tourisme dans l’exercice de leurs missions fondamentales :

• Internet : l’animation numérique de territoire (coordination des prestataires locaux autour du tourisme et du numérique, avec une véritable approche d’experts en e-tourisme)

• Logique de territoires et rapprochement de structures (les regroupements d’Offices de Tourisme, la structuration et la professionnalisation des équipes…)

• Nouvelles attentes des visiteurs (Démarches qualité, conseil engagé, accueil numérique, dispositif i-mobile…)

• Gestion de l’information de plus en plus complexe (Systèmes d’Information touristiques, mise en place de la plateforme nationale tourisme.fr pour donner de la lisibilité, dispositif i-mobile…) Nous avons donc décrypté les grandes tendances et mesurer leurs impacts sur les missions des offices de tourisme. Nous avons cerné six impacts majeurs (sur les ressources humaines et organisation, sur l’évolution de l’accueil, sur de la prise de pouvoir du consommateur, sur la gestion de l’information, sur des nouvelles attentes des prestataires, sur le « Néo tourisme », …)

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